Un fortifiant pour la médecine de famille

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Garantir l’accès pour tous à des soins médicaux de base de qualité et promouvoir la médecine de famille, c’est l’objectif de l’article constitutionnel soumis au vote populaire le 18 mai. Le texte est au centre d’un paquet de mesures coordonnées visant à faire face au vieillissement démographique et à rééquilibrer la répartition des médecins sur le territoire.
Les médecins de famille ont tout fait pour amener le gouvernement et le Parlement à élaborer cet article constitutionnel et les mesures destinées à valoriser la médecine de famille, pierre angulaire des soins de base.

Depuis 2006 déjà, les praticiens demandent des mesures pour rendre leur métier plus attractif. Tandis que le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques et multiples qui en découle nécessiteraient plus de médecins de famille, leur nombre continue à baisser. La relève ne se fait pas. 10% seulement des étudiants en médecine suivent désormais cette voie. Les médecins de famille attribuent cette situation à une politique sanitaire qui dévalorise leur travail, en particulier avec un système de rémunération pénalisant par rapport aux autres spécialités médicales.

Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée

Un million et demi d’enfants de moins de 18 ans, soit un enfant sur dix enFrance, résident dans des foyers recomposés, c’est-à-dire dans une famille où les enfants ne sont pas tous du couple actuel. C’est ce qui ressort des chiffres publiés, mercredi 23 octobre, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une étude sur « les enfants en famille recomposée ».

Cette étude illustre parfaitement la diversité des situations familiales dans la France actuelle. Elle tombe à pic, alors que la ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, a lancé, lundi, les quatre groupes de travail chargés depréparer la future loi famille attendue en mars et dont l’objectif est justement d’adapter le droit aux nouveaux modèles familiaux.
Lire : « Comment prendre en compte la ‘diversité des modèles familiaux’ dans la loi ? »

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Les chiffres de l’Insee proviennent de l’exploitation de la dernière enquête »Famille et logements », réalisée en 2011 auprès de 360 000 adultes. La précédente plongée dans l’univers des familles recomposées date de 2006. Premier constat : les familles recomposées sont de plus en plus nombreuses. En 2011, 720 000 familles sont dans ce cas, soit 9 % des familles avec au moins un enfant mineur. Leur part a augmenté de plus d’un point par rapport à l’estimation de 2006, comme celle des familles monoparentales. Cette augmentation se fait, logiquement, au détriment des familles traditionnelles.

Pas moins de 10 % des enfants de moins de 18 ans vivent donc dans des foyers recomposés. 940 000 d’entre eux vivent principalement avec un seul de leur parent et un beau-parent, le plus souvent avec leur mère et un beau-père. Par ailleurs, lorsque leur parent a eu des enfants avec son nouveau conjoint, ils cohabitent alors avec des demi-frères ou des demi-sœurs : c’est le cas de 410 000 d’entre eux. A contrario, les 530 000 restants, soit plus d’un tiers des enfants en famille recomposée, sont issus de l’union actuelle mais partagent leur quotidien avec des demi-frères ou des demi-sœurs.

Au sein des familles recomposées, les plus jeunes enfants sont sans surprise plus souvent ceux du couple actuel. Avant 4 ans, ils sont 85 % à vivre avec leurs deux parents contre 10 % à partir de 15 ans.

Politique en faveur de la famille

Al. 1

Dans les limites de leurs compétences respectives, la Confédération et les cantons soutiennent les personnes ayant des enfants et s’emploient à compenser les charges supplémentaires qu’elles assument par rapport aux personnes seules et aux couples mariés sans enfant. La Confédération peut soutenir les efforts déployés à cet effet par les cantons. Elle prend notamment en considération, dans le cadre de la péréquation financière, les mesures fiscales prises par les cantons en faveur des personnes ayant des enfants.

Al. 2

La Confédération allège en particulier, sans réduire les prestations, les impôts des personnes ayant des enfants, ainsi que les charges qu’elles assument au titre des assurances sociales ne reposant pas sur le principe de la capitalisation.

Al. 3

La Confédération et les cantons encouragent les mesures permettant de concilier la vie familiale avec l’exercice d’une activité lucrative. Si les efforts des cantons et des tiers sont insuffisants, la Confédération peut fixer à cet effet des exigences minimales dans la loi pour autant qu’elle participe au financement des prestations des cantons.

Al. 4

La Confédération encourage la formation et l’intégration des enfants et des jeunes. Elle peut soutenir les efforts déployés à cet effet en versant des contributions.

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